FLOW

BIOGRAPHIE

FLOW PAINTING alias Arnaud Florentin

On ne devient peintre ni par distraction, ni même par hasard… On l’est.

L’énergie déployée dans les œuvres de l’artiste Flow nous plongent avec magnétisme dans une esthétique aérienne, évanescente. Sa touche, singulière et armée, se veut déjà aisément identifiable. Dans sa démarche artistique, Flow prit le temps d’explorer diverses directions, jusqu’à ce que sa griffe cerne la technique originale qui convenait à son art.

Né à Nancy en 1978, c’est dans sa ville natale que Arnaud Florentin se forma aux arts plastiques, au sein de la prestigieuse Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Nancy. Cette formation classique lui permit ainsi de développer sa sensibilité, de s’ouvrir sur d’autres champs artistiques. Il préféra, cependant, au sortir de cette expérience dense, revenir à ses vieilles amours : la spontanéité, la pratique instinctive d’un art qui lui est propre. S’ensuivit une carrière artistique stimulée par une profonde nécessité de créer, ardente depuis les graphes de ses années de lycéen.

« Influencé par l’action painting, ma peinture est une recherche perpétuelle du mouvement et un travail de gestuelle » explique l’artiste. « A travers la technique du dripping, mes visages apparaissent en versant, projetant la peinture sur la toile sans jamais la toucher, laissant une part d’imprévu et de liberté. Cette technique est particulièrement sensible aux déplacements et aux mouvements, à la limite de l’imprévisible. La peinture doit vivre, déborder, exploser, surprendre, toucher l’âme. »

Si les techniques maîtrisées et sondées par l’artiste sont multiples (dripping, peinture, dessin au bic/pastel/posca…), les thématiques et sujets abordés sont encore plus nombreux. Artiste téméraire, Flow n’hésite pas à représenter des figures extrêmement prisées de l’histoire de l’art (Marilyn Monroe, Mona Lisa, Arthur Rimbaud, Serge Gainsbourg, Vincent Van Gogh etc.), mais surtout des visages anonymes, dont la violence des expressions fascine.

Outre les portraits, Flow représente le monde contemporain, par éclairage plus ou moins précis : des vues urbaines à la série des armes, en passant par quelques vanités (crânes, os…)

Une œuvre d’une richesse inépuisable, voilà ce à quoi travaille Flow, en perpétuel état de création. La forte expressivité des personnages de ses œuvres témoignent de l’intense sensibilité de l’artiste, qui lorsqu’il crée est capable de s’oublier, jusqu’à en oublier son propre environnement. Chez lui ou lors de performances, Flow peint sous pression, dessine avec adrénaline, exhibe ses instincts esthétiques.

Flow maîtrise un grand nombre de techniques, mais c’est sans nul doute le dripping, celle consistant à laisser la peinture s’égoutter, qui hante le plus son œuvre et va asseoir sa renommée : « À force de jeter de la peinture sur la toile au pinceau, j’ai décidé de travailler uniquement en la projetant, en la versant, sans toucher le support ». La consécration ne se fera pas attendre longtemps : très vite, après ses premiers portraits en 2006-2007, Nancy Jazz Pulsations lui confie le soin de réaliser l’affiche de son édition 2008. Musique, encore et toujours, quand tu nous tiens…

Au cours des années qui suivent, il participe à des salons d’art contemporain, se fait connaître à l’autre bout du monde, jusqu’en Corée ; il expose ses œuvres dans des galeries et continue d’approfondir sa technique en peignant des visages, connus ou anonymes, des jazzmen, des boxeurs, des vanités ou des scènes urbaines. Celles-ci nous rappellent son ancrage dans un monde contemporain marqué tout autant par une frénésie de modernisme que par l’inquiétude face à un avenir aux contours incertains où la violence affleure.

En 2015, Flow expose dans différentes galeries, en France comme à l’étranger et c’est lui qui réalise le visuel du festival « Solidays ». Une nouvelle reconnaissance et, plus que jamais, une foule de projets en tête qui témoignent de la créativité d’un artiste en symbiose avec une époque dont l’âpreté convoque toutes les forces de l’imagination comme une nécessité. À ce jeu existentiel, il ne fait aucun doute que le nancéien est passé maître : les années à venir ne feront que confirmer un talent dont l’épanouissement s’accomplit d’ores et déjà sous nos yeux, qui ne demandent qu’à être éblouis, encore et toujours !

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