MOGA

BIOGRAPHIE

Artiste autodidacte, MOGA est né en 1973.

Il a fait ses débuts dans le monde de l’art dans les années 90, sous le pseudonyme de Matteo. Peintre figuratif de paysages, il réalisait des œuvres en binôme avec l’artiste méditerranéen Nelson Manuel Fabiano ; le premier muni de son aérographe, le second de son pinceau.

MOGA est le nom qu’il choisira ensuite pour signer ses œuvres personnelles. Initialement connu pour ses toiles caractéristiques représentant des scènes de vie stylisées de la culture et du monde africain – qui ont été très largement reproduites par les maisons d’édition sous forme de cartes et affiches –, son art a évolué pour être, aujourd’hui, entièrement tourné vers le mouvement contemporain du Street Art.

“C’est en peignant des sculptures en résine qui représentent des sprays – lors d’une collaboration avec le sculpteur Fabien Nourisson –que l’artiste périgordin est peu à peu entré dans le monde du streetart.”Ainsi, au moyen de bombes aérosols et de pochoirs, agrémentés de collages, de peinture acrylique et de dessins aux marqueurs, Möga conçoit des assemblages qui ont pour vocation de symboliser des fragments de murs ou de palissades graffés par divers artistes.

Cherchant sans cesse à nourrir, enrichir son inspiration, c’est notamment à l’occasion de voyages dans les villes de New York et de Berlin que l’artiste découvre de nouvelles compositions graphiques dont il tente ensuite de retranscrire certains éléments sur son support. Les œuvres sont réalisées à l’aide d’une palette de couleurs vive et variée et l’insertion de caractères typographiques inspirés du l’univers de la bande dessinée vient renforcer l’aspect lumineux, joyeux des compositions.

MOGA

« Slogan can change the world ». Et si ce slogan inscrit sur une toile était le reflet de l’œuvre de cet artiste qui dans sa frénésie créative se permet tous les écarts. Graphs, tags, pochoirs, coulures, couleurs vives… Moga ne s’impose aucune limite pour écrire des compostions qui revisitent le pop art en réinventant notre univers dans une superposition de clichés urbains, de silhouettes noires, de visages de stars. Les époques se mélangent, Charlot côtoie Lennon, quelquefois sur des palissades de planches qui sont une évocation directe aux chantiers des mégapoles.

Les tours qui découpent leurs silhouettes gigantesques sont un clin d’œil au street-art, né dans les rues new-yorkaises des années soixante. Inscrit dans la lignée de cette génération nouvelle, Moga a commencé sa carrière artistique avec une peinture africaine symbolique et imaginaire qui a enregistré un franc succès au cours de la dernière décennie du XXème. Las de se répéter, il s’est tourné vers une abstraction riche en couleurs et en effets qui lui a permis de s’initier au travail à la bombe qui fait aujourd’hui partie intégrante de son oeuvre. T.Sznytka

Pin It on Pinterest

Share This