MULHEM

INFO

MULHEM

BIOGRAPHIE

Dominique Mulhem est né à Neuilly-sur-Seine le 13 juin 1952.

Il a étudié très jeune les techniques de la perspective avec le même désir que Brunelleschi à la recherche d’une représentation réaliste de l’espace. La perspective monofocale de la peinture l’a amené à penser à notre vision bifocale. Il a commencé à produire des perspectives bifocales qui permettaient de voir le relief à l’aide de lunettes rouge et bleu. Puis il a appris la vision et les techniques de restitution du relief. Il a fait sa première holopeinture bifocale avec un réseau lenticulaire dans les années 70, elle représentait une main. Sa rencontre et ses conversations avec le Professeur Maurice Bonnet au CNRS, l’inventeur du procédé, l’ont aidé à affiner sa technique.

A la fin des années 70, il a appris l’holographie pour avoir une vision multifocale. Ses premières œuvres ont été exposées sous le nom d’holopeintures pour l’inauguration du Musée de l’Holographie de Paris à Beaubourg en 1980. Dominique Mulhem est devenu l’un des pionniers de l’art holographique. Il a placé sa première holopeinture comme un jalon à la charnière de la tradition constituée par l’huile sur toile et la technologie de pointe qu’est l’holographie.

En 1980 le terme “Multimédia” a été utilisé pour la première fois au monde par le Musée de l’Holographie pour définir son travail. En 1981, fait rarissime, Maître Blache lui a ouvert les portes de ses “Floralies” pour la première mondiale en vente publique d’une holopeinture. Celui qui a évoqué le plus exactement son travail est Pierre Restany en traitant du “Regard du Dedans” La vérité de son art réside dans le dualisme de sa vision : voyant et voyeur. Voilà son laboratoire mental, l’usine de ses songes, l’atelier où se condense en images dualistes l’intensité intérieure du regard, je m’attendais à ne voir que des holopeintures, c’est de la peinture à la puissance 2 qui m’a été montrée. S’il nous prend au piège. C’est pour nous aider à mieux voir au dedans, et du dedans.

EXPOSITIONS INTERNATINOALES :
ALLEMAGNE, CHINE, COLOMBIE, COREE, DANEMARK, EGYPTE, ESPAGNE, ETATS-UNIS, GRECE, FRANCE, HONGRIE, ITALIE, LUXEMBOURG, MONACO, RUSSIE, SUISSE.
Rétrospective Dominique MULHEM 1972-2009, Ville d’Asnières-Sur-Seine, France.

PRESENCE DANS LES MUSEES :
Musée de l’Holographie, Paris, France.
Musée National Hongrois, Budapest, Hongrie.
Museum of Holography, Washington, Etats-Unis.
Musée et Centre des Arts de Zamalek, Le Caire, Egypte.

PRESENCE DANS LES SALONS INTERNATIONAUX

SCARIFICATIONS
Dominique Mulhem développe une suite de concepts étonnants, suite, analyse, actualisation, revisitation aucun de ces termes n’est faux mais aucun n’est vrai, le choix le plus approprié serait réflexion. Réflexion comme retour sur la pensée afin d’examiner plus à fond puis Réflexion comme une réfraction pour franchir une autre vitesse de propagation de l’histoire de l’art .

Dominique Mulhem soumet l’œuvre d’art à un infini déplacement dans l’espace et le temps. Dans les années 80 ses Portraits d’Artistes projetaient peintres et sculpteurs entre passé et futur offrant par les hologrammes une vision tridimensionnelle.

Dans les années 90 de son musée imaginaire , Pierre Restany écrivait: ” Des créatures de rêve devant une peinture de rêve ! devant ! c’est plutôt “Dans” que je devrais dire, car mon œil s’est avéré incapable de faire la part des choses, d’effacer cette vision simultanée, d’en séparer les deux éléments”.

Dans les années 2000 Les Zones, voyages intemporels dans les mots et les phrases du poème de Guillaume Apollinaire. Chaque décennie Mulhem nous fait partager sa vision du monde. Aujourd’hui ses scarifications nous interpellent sur différentes caractéristiques de notre société face à la culture standardisée en objet de grande consommation. Entre nos désirs secrets de mutilation du regard sur l’œuvre et la scarification sociale qu’elle soit ethnique, tribale ou post moderne, ces incisions sur la peau de la toile signifient une appartenance révélée au monde le l’art en ouvrant un nouvel espace, une aération pour un besoin de respirer à nouveau.

Toute l’oeuvre de Mulhem a le même fil conducteur: le concept de la vision simultanée.

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