KLASEN

INFO

KLASEN

BIOGRAPHIE

Peter Klasen est né à Lubeck, Allemagne en 1935.
Vit et travaille en France.

De 1956 à 1959, Peter Klasen étudie à l’école des Beaux Arts de Berlin. En 1959, lauréat du prix du mécennat de l’industrie allemande, il obtient une bourse d’études et s’installe à Paris.

Peter Klasen est dans les années 60, un des fondateurs du mouvement artistique nommé Nouvelle figuration ou figuration narrative. Il élabore alors un langage plastique personnel, en explorant et reinterpretant les signes de notre environnement urbain, et plus généralement de notre société.

La thématique industrielle marque profondément son oeuvre. On retrouve ainsi dans les peintures de Peter Klasen, des éléments tels que manomètres, tôles d’engins de travaux publics, verrous métalliques, bâches de camion.. Sont également présents des logos, des chiffres et des photos issues de magazines ou d’affiches.

Peintre de l’urbanité bétonnée et métallique, Peter Klasen explore les abîmes et les vertiges d’une société déshumanisée. Ses œuvres sont présentes dans plus de 60 musées et collections publiques à travers le monde.

Ses oeuvres ont fait l’objet de nombreuses monographies.

“La peinture me libère de mes angoisses”

Qu’est-ce qui vous pousse à peindre?? Un moteur qui est en route et tourne tout seul, comme une Volkswagen. Bon, c’est pas vraiment le bon exemple, en ce moment, avec les problèmes de la marque…

Photographie. La photo nourrit mon futur travail. Je pars de mes voyages et je fais le tri à l’atelier. À partir de ce matériel, je développe de nouvelles thématiques. Photographier la réalité n’est pas la réduire mais la sublimer. Il s’agit d’une investigation du réel à travers l’objectif. Le gros plan limite notre champ de vision et focalise notre attention.

Langage. J’ai développé un langage anticorps qui résiste à l’agression permanente qu’exerce sur moi le monde extérieur. C’est le résumé de toute ma vie. La résistance nécessaire pour faire face à la menace individuelle et collective que nous subissons.

Angoisse. Il y a un fil conducteur dans tout mon travail : la solitude, l’angoisse?; c’est ce que je ressens dans cette société qui finalement nous rend malades. C’est en tant que peintre, avec mes images, que j’essaie de me libérer, de trouver des réponses.

Pensée. Elle est tridimensionnelle : peintre, photographe et sculpteur. Les gens connaissent le peintre et le photographe mais ils oublient souvent le sculpteur.

New York. La découverte d’un lieu mythique et en même temps la redécouverte d’une ville que le cinéma m’avait déjà parfaitement fait connaître.

Murs. Les lieux en marge de nos villes, les souterrains, ferrailles, décharges, gares de triage, les faces cachées de notre monde industriel exercent une étrange fascination sur moi.

Femme. Toujours érotisée. On n’échappe pas à son esthétique rassurante qui nous ramène à la vie. À travers des fragments du corps féminin, j’invite le spectateur à faire le travail.

Art contemporain. J’en pense le plus grand bien, je l’accompagne. C’est plus passionnant que jamais. Surtout le Street Art, une réaction sur ce que la ville nous propose. Nos tableaux sont trop petits.

Si vous n’aviez pas été peintre?? Musicien. Mon père était musicien à ses heures perdues. Il jouait du violon : Brahms, Bach, Mahler…

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